Chronique - L'Alliance de Fer #1 - Le Paria

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Avis de Yserei

Ce premier tome d’Anthony Ryan nous plonge dès les premières pages dans un univers sombre et sans pitié qui m’a tout de suite séduite.

Nous y rencontrons Alwyn, un jeune homme devenu hors-la-loi qui, comme vous l’avez compris, sera le protagoniste qui nous fera vivre de nombreuses aventures, trahisons et vengeances qui hantaient son esprit encore jeune et inexpérimenté en la matière.

Une des premières choses qui m’ont plus chez l’auteur, c’est sa plume. Cette capacité qu’il possède de captiver le lecteur en l’emportant avec une facilité déconcertante dans son univers. La lecture est d’une fluidité très agréable et le mélange entre intrigues et complots tient son lectorat en haleine très efficacement, c’est d’ailleurs un piège très intelligemment conçu qui nous fera tourner la dernière page sans vraiment nous en rendre compte.

Les descriptions, comme tout premier tome d’une saga de Fantasy, sont relativement nombreuses, j’ai eu un peu de mal au début à bien faire la différence entre les différents enjeux politiques, les royautés qui s’affrontent et dans quel but, leurs noms, mais une fois ces petits détails passés, j’ai pu savourer un roman d’une complexité étudiée avec minutie. L’auteur a su créer un univers très intéressant, des religions complexes, et des personnages qui n’ont pas fini de nous surprendre.

Alwyn est certes notre protagoniste sur lequel l’histoire est centrée, mais il nous fera rencontrer de nombreux autres personnages hauts en couleur. Parfois attachants, parfois détestables, mais cette diversité de personnalité m’a totalement conquise.

J’ai également pu noter que le roman se découpe en trois parties, qui selon moi, sont un des autres points forts de ce premier tome.

Nous y voyons l’évolution d’Alwyn, autant sur le plan physique que psychologique. Nous rencontrerons également de nouveaux compagnons de route, mais surtout, nous verrons le jeune homme grandir, apprendre, découvrir de ses propres yeux l’horreur des enjeux politiques, la véritable nature des hommes et des femmes qui vont croiser sa route, et bien pire encore...

L’atmosphère du roman est oppressante, mais aussi parfois amusante, de façon à nous offrir un peu de repos, de joie et des sourires, mais tout est éphémère dans ce monde, surtout dans ce premier tome.

L’histoire n’a rien de banal, elle est d’ailleurs intelligemment rédigée pour ne pas être une énième copie d’autres romans du même genre. 

En tant que grande fan de fantasy, j’ai pu constater à plusieurs reprises les mêmes schémas qui sont repris dans une intrigue, des révélations ou dans la ligne directrice de l’histoire, mais Anthony Ryan contourne tout ces déjà-vu avec succès.

En tant que premier tome, « Le paria » se fait une place de choix dans les musts-have que tout fan du genre se doit de lire un jour. Autant pour l’histoire qui sort des sentiers battus, son personnage principal qui sera confronté à des choix qui pèseront par moment lourdement sur sa conscience, la façon dont il évoluera au fil des chapitres, à ces complots et ces enjeux politiques, ces batailles sanglantes et surtout, cette atmosphère bien particulière qui ne quittera pas le lecteur une seule seconde.

Venez rejoindre Alwyn et ses périples dans le royaume d'Albermaine dans ce premier tome de : Le paria.

   

Avis de Margaux : 

Anthony Ryan est connu en France pour ses deux premières trilogies (Blood Song et Dragon Blood), mais pour ma part c’est le premier roman de cet auteur que je découvre.

Cette histoire est celle de Alwyn, qui a passé sa jeune enfance dans un bordel avant d’en être chassé pour être recueilli par un seigneur-bandit et sa bande de hors-la-loi. Il évolue parmi cette nouvelle « famille » jusqu’au jour où une trahison va bouleverser son destin.

Ce récit est raconté par Alwyn lui-même (à la première personne donc et il y a souvent des ruptures du quatrième mur) dans un futur dont on ne connaît pas la date. Il revient sur le récit complet de ce qu’a été sa vie, ce qu’il a vécu, les rencontres qu’il a faites et on comprend rapidement que son histoire personnelle est très imbriquée avec celle de son pays d’Albermaine.

La première partie du récit nous montre la place d’Alwyn au sein du groupe de Deckin et ses rapports avec ses camarades. Ce début est assez lent, mais c’était probablement nécessaire pour que nous découvrions les personnages et quelles sont les forces (politiques et religieuses) au pouvoir au début de l’histoire. Le récit se passe dans un moyen-âge où de nombreux seigneurs et rois se font régulièrement la guerre pour agrandir le territoire. La religion a également un rôle et un pouvoir très important au sein de la société et prend de plus en plus de place au cours de notre récit.

Dès la deuxième partie, l’histoire gagne en rythme et on ne la lâche plus jusqu’à la fin. On va découvrir les multiples vies d’Alwyn : de voleur il se retrouve à travailler dans la plus horrible des mines dont personne n’a jamais réussi à s’évader. C’est là qu’il apprendra son métier de scribe auprès de l’Ascendante Sihlda (probablement l’un de mes personnages préférés).  Plus il s'enrôle dans l’armée de la Capitaine Evadine (une noble hantée par des visions prophétiques envoyées par les Martyrs), deviendra guerrier et suivra les enseignements d’un chevalier.

Pour moi, la force de ce récit vient des personnages que rencontre Alwyn, qui sont très souvent gris mais auxquels il est très facile de s’attacher. Une palette de personnages qui comprend des nobles capables de toutes les bassesses pour gagner un peu de pouvoir, aux personnages les plus modestes prêts à prendre les armes pour défendre ce en quoi ils croient.

L’univers est également très vaste. On voyage beaucoup, dans des territoires variés avec des langues et des croyances différentes et on sent qu’il nous reste encore pleins de lieux à découvrir.

L’un des très gros points forts est également les scènes de batailles. Je les ai trouvées très bien écrites, pleines de rebondissements avec un bon rythme et une bonne dose de stress pour nos personnages préférés.

J’ai trouvé également très bien menée toute la réflexion autour de la religion, la montée du fanatisme religieux et de la capacité de créer un nouveau martyr de toute pièce.

Mon seul petit bémol, vient de la résolution d’un des premiers points de l’histoire, à savoir la trahison qui a lieu au début du récit. La volonté de se venger était un gros moteur pour Alwyn et j’ai trouvé que la conclusion de cet épisode était un peu décevante. Maintenant, cela place les personnages dans de nouvelles positions qui seront peut-être intéressantes dans la suite du récit.

En résumé, j’ai trouvé que ce premier tome annonçait une saga très prometteuse : avec des personnages dont on a très envie de connaître l’évolution, un complot politique qui tient la route, et une magie, dont on a seulement un petit aperçu dans ce tome, mais qui donne très envie d’en découvrir plus. Je lirai la suite avec plaisir en espérant que ce soit à la hauteur ! Et cela m’a motivé à sortir les autres récits d’Anthony Ryan de ma PAL =)

 


1 commentaire


  • Florent

    Deux chouettes avis sur un roman qui me fait de l’œil. Je le lirai peut-être une fois que j’aurais fini les romans avec Vaelin Al Sorna que l’on découvre avec sa trilogie Blood Song :)


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